Mr. Bean Le Jeu sur Wii : Une adaptation mitigée
Sorti en 2007 et développé par Blast! Entertainment, Mr. Bean : Le Jeu (Mr. Bean's Wacky World) sur Nintendo Wii fait partie de ces adaptations d'urgence qui ont traumatisé toute une génération de joueurs. Basé sur la série animée tirée du personnage culte incarné par Rowan Atkinson, le jeu promettait une aventure colorée et loufoque. En réalité, il s'agit d'une purge monumentale en termes de game-design, de jouabilité et d'ergonomie.

Un gameplay chaotique et une caméra d'un autre âge
Accompagné de son fidèle ours en peluche Teddy, Mr. Bean doit parcourir des niveaux de plateforme truffés de pièges absurdes et de mécanismes souvent bancals :
- Des ennemis improbables : Des grenouilles agressives, des guêpes tenaces, des pigeons, des plantes carnivores et même la redoutable Madame Wicket armée de sa canne.
- Une maniabilité rigide : Des sauts imprécis ("le saut de carpe"), l'impossibilité de freiner correctement et un système de visée au lance-pierre bancal.
- Le calvaire de la caméra : Des angles de vue fixes ou mal placés qui empêchent de voir les obstacles et transforment la moindre phase de saut en un saut de la foi.

Des niveaux recyclés et un sentiment de boucle temporelle
L'un des pires ressorts du titre réside dans la structure de ses niveaux : les environnements (le jardin, le parc, etc.) sont intégralement recyclés avec les mêmes décors, les mêmes énigmes à base de caisses à pousser et les mêmes blocs de TNT à faire sauter. Le tout est rythmé par une boucle musicale répétitive qui donne rapidement la migraine.
La fête des mini-jeux inutiles
Pour tenter de meubler une aventure famélique (complétée à seulement 8 % après près d'une heure de souffrance), le jeu propose une série de mini-jeux injouables à la Wiimote : tap-la-taupe, stand de tir, tennis de jardin au plateau, course en Mini Cooper aux bruitages stridents et chasse aux grenouilles avec des gants de vaisselle.
Une vidéo d'archive mythique de près d'une heure où la patience atteint ses limites face à ce qu'il convient d'appeler un véritable chef-d'œuvre du "nanar ludique" !
